#UnMotPourLeFLE (1) Introduction et W comme « Waterloo »

leaves-101329_1280Septembre est arrivé et je prépare mon année, de nombreux projets sont en cours, dans un nouveau centre social mais aussi des projets en indépendante.
C’est donc un mois d’intense préparation qui s’annonce et j’ai commencé à me plonger dans les livres et blogs de profs pour trouver des rituels efficaces et motivants pour mes groupes. Je réfléchis notamment à des activités autour de la formation aux symboles / valeurs / icônes culturelles françaises, d’où mon mot-dièse #IconeCulturelleDuJour sur Twitter.
Pour plus d’infos sur les icônes culturelles, je vous suggère de consulter l’ouvrage de Denis C. Meyer Clés pour la France en 80 icônes culturelles ou son article de 2011 « Figures iconiques et grammaire culturelle » dont voici un extrait qui me servira de définition :

Plus généralement et dans une acception plus contemporaine, les icônes culturelles sont des représentations communalisées d’objets ou d’abstractions dans lesquelles on peut lire des significations. Au plan rhétorique, ce sont des figures d’analogie, de substitution, telles que la métaphore, la synecdoque, la métonymie, l’allégorie. Les figures iconiques véhiculent un contenu axiologique, des « valeurs », c’est même leur raison d’être.
Elles sont multidimensionnelles : historiques, géographiques, ethnologiques (Marseillaise, république, vins et fromages etc.), sociales et politiques (de Gaulle, 35 heures etc.), socio-langagières (dictée, galanterie,salutations etc.), connotatives (la rentrée), codifiées (Bardot, Marianne).
Enfin, et ce n’est pas le moindre de leur intérêt, les figures iconiques peuvent se lire à travers un réseau de solidarités, comme des entrées dans un dictionnaire, comme des villes sur une carte, comme des hypertextes. C’est dans ce réseau dont les mailles se resserrent à mesure que l’on s’en approche que se lit la culture.

J’explore, donc, cette notion, à la fois à travers le livre, les recherches sur les blogs et manuels de FLE (ces « icônes » sont-elles traitées par les profs ou pas ?), mais aussi en interrogeant mon entourage / les profs / mon expérience / des gens plus jeunes parce que j’ai des doutes sur la pérennité de certaines icônes culturelles à travers le temps (c’est d’ailleurs difficile d’en proposer de récentes car comment savoir ce qui va rester / être digéré culturellement sans un certain recul ?).

Un des moyens d’explorer, c’est le hashtag sur Twitter, on verra « s’il prend » ou pas – c’est-à-dire s’il me permet d’avoir des échanges au sujet de cette notion, d’avancer.

J’envisage de réfléchir ensuite sur d’autres icônes culturelles, d’interroger les apprenants sur des icônes culturelles d’autres cultures, pour continuer à chercher ensemble ce qui nous rassemble, ce qui fait groupe. Je ne sais pas encore sous quelle(s) forme(s), cela reste à déterminer, mais c’est ce qui est passionnant dans cette période de préparation.

Pour commencer à explorer, j’ai décidé de croiser #IconeCulturelleDuJour avec un autre hashtag : [#dikodezideRəsy] . Le principe est le suivant : chaque jour, ou presque, je tire une lettre au hasard grâce à http://www.dcode.fr/tirage-au-sort-nombre-aleatoire … ou autre puis je publie sur mon compte Twitter la définition d’un mot issu du Dictionnaire des idées reçues de Flaubert avec la balise [#dikodezideRəsy] . La première lettre tirée a été le W, et la 1ère citation Wagner « Ricaner quand on entend son nom, et faire des plaisanteries sur la musique de l’avenir ».

Le croisement se fera ici, avec un tag dédié « Un mot pour le FLE ». À chaque tirage, je chercherai un mot commençant par la lettre du jour et qui correspond, selon moi, à une icône culturelle. Voilà qui devrait alimenter à la fois ma réflexion et ce blog.

Et voici le premier mot de la série #UnMotPourLeFLE : WATERLOO !

Waterloo, parce que si Abba l’a chantée dans les années 70, en France, ce nom bien connu est aussi tabou que celui de Vous-savez-qui Bataille de Waterloodans Vous-savez-quoi, tandis qu’outre-Manche, l’une des gares de la capitale porte fièrement le nom de cette bataille. Un nom qui a probablement valeur iconique positive au Royaume-Uni, et qui représente en France LA défaite de Napoléon, celle qui lui vaudra un départ définitif après sa tentative de retour sur le devant de la scène politique pendant les Cent-Jours. Cette défaite-là est rarement nommée, contrairement à sa grande sœur, la Bataille de Trafalgar qui, 10 ans plus tôt, avait déjà fait boire la tasse à l’armée napoléonienne et a donné l’expression « un coup de Trafalgar » (tiens, il n’y a pas une place qui … ?)

Bref, Waterloo fait partie, selon moi, de la mythologie française, comme une part de la mythologie napoléonienne mais aussi de la mythologie de l’antagonisme avec les britanniques.

Qu’en pensez-vous ? #IconeCulturelle ou pas ?

 

 

 

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