Retour sur la journée des adhérents de l’ASDIFLE

Le 17 juin 2016, c’était la journée des adhérents de l’ASDIFLE sur le thème « Les métiers de la formation linguistique des migrants ».

Adhérer ou pas à l’association ?échanges

Je me suis longtemps posé la question depuis que je travaille dans le FLE, sans pour autant me décider : adhérer pour adhérer ? faire partie de la communauté ? Je ne voyais pas ce que cela pouvait m’amener, ayant trouvé d’autres moyens d’échanger et de faire de la veille sur le métier. J’ai sauté le pas cette année car le thème de la journée des adhérents répondait à mes préoccupations. Finalement, la journée d’étude est ouverte à tou.te.s et il n’était pas nécessaire d’adhérer à l’association pour y participer.

Je ne regrette cependant pas mon choix : cette journée a été un formidable moment d’échanges. Résolument dirigée vers les collègues débutant.e.s et futur.e.s collègues en formation initiale, la journée avait pour but de dresser un panorama actuel des différents métiers de la formation linguistique des migrants et de se faire rencontrer ses acteurs et actrices. L’association dispose par ailleurs d’un réseau et d’un statut importants qui donnent une autre portée aux échanges.

Le programme de la journée et le fil rouge

Ouverte par Véronique Laurens, présidente de l’ASDIFLE, après un mot d’accueil du directeur de l’Alliance Française de Paris, la première partie de la matinée a été consacrée à des échanges sur les enjeux de la formation linguistique des migrants avec l’intervention de Mariela de Ferrari, mais aussi aux compétences nécessaires pour les formateurs et formatrices, dans les différents métiers de ce secteurs lors de la table ronde réunissant des responsables d’organismes de formation, une responsable territoriale de la formation, une personne travaillant dans le secteur scolaire et une personne travaillant dans le secteur associatif.

La suite de la journée était consacrée à des ateliers dans lesquels les intervenants ont présenté leurs métiers respectifs. Un pluriel de circonstance car dans les présentations que j’ai suivies, les personnes avaient un double poste de formation et de coordination. Les métiers de la formation linguistique des migrants sont liés à différents secteurs : la formation linguistique au sens plus stricte avec des objectifs d’intégration, la formation à visée professionnelle, la formation à destination des parents pour une meilleure scolarité des enfants, l’organisation de la formation sur le territoire, que ce soit au niveau local (de la commune au département), au niveau national ou européen (avec les problématiques de l’immigration et des réfugiés politiques). Cette table ronde a été l’occasion de dresser le panorama de ce secteur complexe et riche.

Fil rougeLe fil rouge de la journée, décrire les métiers de la formation linguistique des migrants a constitué un outil pour les échanges, notamment en fin de journée. Il s’agissait pour des membres de l’association de remplir une fiche de poste du métier de l’intervenant décrivant entre autres les missions principales, les compétences attendues, les actions développées, le salaire, etc. Les fiches seront ensuite communiquées sur le site de l’ASDIFLE. J’ai eu la chance de participer au fil rouge, ce qui m’a permis de m’engager différemment dans l’écoute des interventions (tiens, ça me rappelle une notion de didactique des langues !). Je regrette cependant qu’il n’ait pas été plus explicité et identifié auprès des participant.e.s. Peut-être qu’une participation plus collective au fil rouge est à réfléchir.

Et maintenant ?

Cette journée a été l’occasion de faire des rencontres, d’entendre et de pouvoir dire les défis, les points forts et les difficultés de nos métiers, de découvrir d’autres métiers dans lesquels les compétences des profs de FLE et de FLI peuvent être réinvesties de manière pertinente et utile.

Il me semble important de continuer les discussions amorcées :

  • autour des difficultés liées aux types de contrats qui nous sont proposés et de rémunération, car on exerce toujours mieux son métier quand on se sent suffisamment en sécurité matérielle,
  • autour des enjeux pour les apprenants et pour la société française de nos métiers
  • autour des compétences à travailler en formation de formateurs et formatrices en lien avec ces enjeux
  • autour de nouveaux terrains à explorer pour évoluer dans sa carrière professionnelle ou la démarrer dans un secteur qu’on annonce souvent comme bouché

La journée des adhérents a ouvert un espace d’échanges. Pour continuer sur cet élan, je souhaite maintenir le lien avec le réseau, continuer la veille pour repérer d’autres espaces d’échanges, resserrer les liens existants avec les collègues pour développer nos activités et diffuser l’information.

À ce propos, vous pouvez retrouver le programme ici et les supports des interventions sont consultables sur cette page.

Bonne lecture et à bientôt.

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