Atelier SocioLinguistique à distance – Maintenir le lien au quotidien avec la lecture plaisir

Pour garder le contact avec le groupe et surtout pour que les personnes isolées aient un contact pendant la quarantaine, j’ai décidé d’envoyer chaque jour jusqu’à ce qu’on se retrouve un petit texte à lire.

Il s’agit d’extraits d’un livre en français facile que j’avais emporté le dernier vendredi avant la quarantaine en prévision.

Ce sont des textes regroupés dans un livret qui ont été écrits et sélectionnés lors d’un concours d’écriture régional (Île-de-France) en 1998 et 1999. Les textes ont été produits lors d’ateliers d’écriture dans différentes associations franciliennes. Le comité a sélectionné au moins un texte par association. Le thème cette année-là était “Fête de l’écriture” et je trouve que c’est bien, un thème léger. D’ailleurs, on n’a pas commencé avec les premiers textes qui parlent de “l’amour en fête”, j’ai voulu commencer par “La fête en fête”, la fête au carré !

Ma prédecesserice à ce poste avait laissé ce recueil et je n’avais pas eu le temps de l’exploiter. Je suis contente de le sortir de l’étagère, nous verrons comment ça prendra.

Il y a de nombreux premiers écrits d’apprenant.e.s, de tout niveau. Je ne sais pas si le groupe va s’en saisir, se mettre à écrire, j’ai bien quelques idées mais je nous laisse le temps, parce que l’idée de cet envoi quotidien c’est “lire pour le plaisir, quel que soit le niveau”. Alors je n’ai pas envie qu’elles et ils aient l’impression qu’en fait c’est lire pour écrire, que c’est un piège.

J’ai décidé aussi de lire les textes que j’envoie, WhatsApp est très pratique pour ça, avec l’envoi de messages audio. Cela permet à celles et ceux qui ne savent pas lire le français d’avoir accès au texte, à d’autres d’entendre comment on prononce certains mots. J’écoute moi-même de plus en plus de textes lus et je trouve ça formidable, d’être portée par la voix d’un.e autre pour lire. C’est aussi un tout petit peu de français dans leur journée, autre que les messages sanitaires et politiques.

Finalement, si chacun et chacune se sent relié.e par ces envois, c’est déjà un grand pas. Parce que dans “Atelier Socio-Linguistique” il y a “social” et qu’il ne s’agit aussi de maintenir le lien social, et pas seulement de faire en sorte que les personnes aient les moyens de s’intégrer et d’être incluses socialement en France.


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